Sous-série thématique 2R - Lignes de bus et de tramways (1ère partie)

Cote

2R

Titre

Lignes de bus et de tramways (1ère partie)

Date(s)

  • 1878-2001 (Production)

Niveau de description

Sous-série thématique

Étendue matérielle et support

39,38 m.l. (358 boîtes Cauchard de 0,11 m.l. et une chemise de plan en bleu d'une fourragère de la CGO).

Nom du producteur

(1949-)

Histoire administrative

L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.

Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.

La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.

Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.

La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.

Nom du producteur

(1855-1921)

Histoire administrative

La Compagnie générale des omnibus (CGO) est fondée en 1855 sous l’impulsion des autorités parisiennes, soucieuses d’organiser et de rationaliser le transport public dans la capitale. Cette création répond à une nécessité croissante de modernisation et d’uniformisation des services de transport en commun, alors morcelés entre plusieurs compagnies privées. Sous la pression du préfet de la Seine, le baron Haussmann, et du gouvernement de Napoléon III, la CGO naît de la fusion de dix sociétés concurrentes :

  • Société des Omnibus
  • Société des Favorites
  • Société des Dames Réunis
  • Société des Béarnaises
  • Société des Citadines
  • Société des Batignolaises-Gazelles
  • Société des Constantines
  • Société des Tricycles
  • Société des Hirondelles et des Parisiennes
  • Société des Excellentes

La CGO obtient une concession exclusive de 30 ans pour exploiter les lignes d’omnibus dans Paris, marquant ainsi une étape décisive dans l’organisation du transport urbain. Elle impose peu à peu des standards en matière de tarification, de fréquence et de confort des véhicules.

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la CGO accompagne les évolutions technologiques et diversifie les modes de traction. Initialement fondée sur des omnibus à chevaux, elle explore successivement :

  • La traction vapeur (dès les années 1870), qui offre une alternative aux chevaux mais reste limitée par les nuisances et les contraintes techniques.
  • La traction à air comprimé, expérimentée notamment avec les véhicules Mékarski.
  • L’électrification progressive, d’abord par accumulateurs, puis par captage du courant avec l’essor des tramways électriques.
  • L’introduction des tramways et autobus, qui viennent compléter l’offre et moderniser le réseau.
  • L’expérimentation du trolleybus, qui préfigure les réseaux électriques modernes.

En parallèle, la CGO joue un rôle majeur dans le développement du mobilier urbain et des infrastructures de transport à Paris, contribuant à l’aménagement des stations et des dépôts de véhicules.

À l’issue de sa concession, la CGO est intégrée le 1er janvier 1921 à la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), qui centralise désormais la gestion des transports publics à Paris et en banlieue. Cette transition marque le début d’une unification plus large des réseaux urbains et suburbains.

Nom du producteur

(1921-1941)

Histoire administrative

La Société des transports en commun de la région parisienne, ou STCRP, est la société qui a exploité les transports de voyageurs en surface dans l'ancien département de la Seine de 1921 à 1941, pour le compte de cette collectivité.

La STCRP modernisa le réseau de tramways, puis organisa son remplacement par une desserte en autobus. Le dernier tramway exploité par la STCRP est supprimé en 1938.

La STCRP est absorbée le 1er janvier 1942 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris, qui exploitera l'ensemble du réseau de métro et de bus de Paris et de sa banlieue jusqu'à la création de la Régie autonome des transports parisiens, après la Libération.

Histoire archivistique

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

En l'absence d'un bordereau de versement, nous nous appuierons sur la date indiqué par l'inventaire établi lors du versement, le 20 juin 1990.

L'article 2R375 (plan de fourragère) est un don de M. Michel Cottin (Archives RATP) datant de 2017. Il a été rajouté à cette sous-série en 2018.

Portée et contenu

Cette sous série de 39,39 m.l. rassemble 358 boîtes Cauchard de l’histoire du réseau de surface de la CGO puis de la STCRP et de la RATP.

Deux étapes marquent cette histoire :

  • le remplacement de la traction animale ou animée par des tractions mécaniques. Elles sont décrites dans les articles (2R445 à 2R480 – Les lignes de bus de la CGO).
  • la substitution des tramways par les omnibus. La majeure partie de ce versement en décrit ce passage par ligne de bus. C’est aussi la principale thématique de ce versement.
    L’intérêt de cette sous-série réside également dans le classement de cette sous série. Ce classement par lignes de bus permet de découvrir l'historique de chaque ligne selon les mêmes thématiques telles que l’équipement, l’organisation du service, la rentabilité de la ligne, les irrégularités de service entre autres. Notons que les interventions des usagers influent sur la mise en place voire la suppression d’un terminus.

Les articles sont donc constitués selon les mêmes thématiques. Les pièces les constituant sont également similaires : délibérations , procès-verbal de conférence, rapport, délibération, extraits de BMO, avis au public, affiches, articles de presse, plans, plans techniques, plans de ligne, plan de marche-type, schéma, graphique, notes, rapports, ordres de service, circulaire de la D.E.C., tableau des tarifs, tableaux des horaires, tableaux de dépenses d'exploitation, tableau des temps de parcours privé, tableaux des états de mouvements des voyageurs, extraits de mémento du Comité consultatif des transports en commun, liste des points d’arrêt, liste des sectionnements, liste des postes téléphones, communiqué, affiches, arrêtés préfectoraux, fiche d’enquête auprès du public, notes, correspondance, pétition.

Notons également que suite à un reconditionnement, de nouvelles côtes ont été attribuées.

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Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Accroissements

Un premier accroissement provient d'un reliquat de fonds d'archives que sont les articles 2R481 et 2R482.

Un second accroissement ajoute 1,21 m.l. à la sous-série. Il s'agit des côtes allant du 2R383 à 2R494. Ces boites se trouvaient auparavant dans un inventaire côté en 6R, ce qui correspond aux itinéraires des lignes de bus.

L'article 2R375 constitué d'un tirage papier bleu est un don de M. Michel COTTIN (responsable des Archives de la RATP) du 11 septembre 2017.

Mode de classement

Classement par ligne de bus.

Conditions d’accès

Conditions de reproduction

Langue des documents

    Écriture des documents

      Notes de langue et graphie

      Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

      Instruments de recherche

      Existence et lieu de conservation des originaux

      Existence et lieu de conservation des copies

      Unités de description associées

      Descriptions associées

      Identifiant(s) alternatif(s)

      Mots-clés - Sujets

      Mots-clés - Lieux

      Mots-clés - Noms

      Mots-clés - Genre

      Identifiant de la description

      Identifiant du service d'archives

      Règles et/ou conventions utilisées

      Statut

      Niveau de détail

      Dates de production, de révision, de suppression

      1er inventaire : avril 1994, révisé en juin 2018.

      Langue(s)

        Écriture(s)

          Sources

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          Zone des entrées