Cote
Titre
Date(s)
- 1914-1949 (Production)
Niveau de description
Étendue matérielle et support
0,11 m.l. (1 boîte Cauchard)
Nom du producteur
Nom du producteur
Histoire administrative
La Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) est l'un des ancêtres de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) assurant l'exploitation de l'intégralité des lignes du métro de Paris.
Afin de ne pas dépendre de la Compagnie des chemins de fer de l'État pour la desserte urbaine, la ville de Paris décide en 1883 la construction d'un réseau de métropolitain. En dépit des tensions entre l'État et la Ville pour le contrôle de l'opération, la proximité de l'échéance de l'Exposition universelle de 1900 amène les responsables à accélérer les démarches. En 1895, Louis Barthou, ministre des travaux publics, reconnaît un intérêt local aux lignes à construire.
Les travaux d'ouvrages d'art (tunnels, viaducs et stations) sont confiés à la Ville ; ceux des accès, des voies et l'exploitation le sont à un concessionnaire. Le conseil municipal choisit en 1897 la Compagnie générale de traction, propriété du baron belge Édouard Louis Joseph Empain. La loi du 30 mars 1898 déclare d'utilité publique « la construction d'un chemin de fer métropolitain à traction électrique, destiné au transport des voyageurs et de leurs bagages à main ». La Compagnie générale de traction s'associe avec les établissements Schneider du Creusot et fonde la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) le 18 avril 1899 avec un apport de 100 000 actions de 250 francs souscrites en Belgique.
Le 1er janvier 1931, la CMP achète la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris dont les lignes A et B deviendront respectivement les lignes 12 et 13.
Le 18 janvier 1938, la CMP reprend la ligne de Sceaux entre Massy et Luxembourg, qui était exploitée jusque là par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).
Le 1er janvier 1942, le gouvernement de Vichy remplace le Comité des Transports Parisiens (autorité organisatrice instituée le 12 novembre 1938) par le Conseil des Transports Parisiens d'où sont exclus les représentants du Conseil municipal de Paris et du département de la Seine. Ce Conseil impose l'exploitation du réseau d'autobus par la CMP. Cependant, sur le terrain, en cette période difficile, aucun changement n'est visible.
Après la Libération, le nouveau ministre des Transports René Mayer écarte la CMP le 3 janvier 1945 et la remplace par une Administration Provisoire des Transports Parisiens (APTP) chargée d'assurer le fonctionnement des réseaux avant la mise en place d'un nouveau régime juridique.
La loi no 48-506 du 21 mars 1948 alloue une indemnité à la CMP pour rupture de la concession au 1er janvier 1945 et lui impose de changer de nom et d'activité. Les archives de la CMP sont reprises par la toute jeune RATP qui prend la suite de l'APTP le 1er janvier 1949
Nom du producteur
Histoire administrative
La Société des transports en commun de la région parisienne, ou STCRP, est la société qui a exploité les transports de voyageurs en surface dans l'ancien département de la Seine de 1921 à 1941, pour le compte de cette collectivité.
La STCRP modernisa le réseau de tramways, puis organisa son remplacement par une desserte en autobus. Le dernier tramway exploité par la STCRP est supprimé en 1938.
La STCRP est absorbée le 1er janvier 1942 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris, qui exploitera l'ensemble du réseau de métro et de bus de Paris et de sa banlieue jusqu'à la création de la Régie autonome des transports parisiens, après la Libération.
Nom du producteur
Histoire administrative
L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.
Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.
La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.
Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.
La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.
Dépôt
Histoire archivistique
Source immédiate d'acquisition ou de transfert
Portée et contenu
Dossier général. – Direction du Personnel, ensemble de pièces produites par la CMP : liste des prisonniers de guerre 1914-1918 et 1939-1940 libérés, état des modifications survenues dans la situation des agents rapatriés jusqu'au 28 avril 1945, lettres de prisonniers transformés en t travailleurs libres, liste alphabétique des agents mobilisés, à solde mensuelle, appartenant au service du mouvement, questionnaire précisant la situation militaire de l'agent, barème applicable aux délégations d'office des militaires à solde mensuelle prisonniers décédés ou disparus, fiche "état de renseignements" du service des délégations de solde, lettre du secrétariat d'Etat à la guerre relative à la révision des indemnités différentielles prisonniers de guerre payées aux fonctionnaires des administrations civiles actuellement , liste des centres d'administration territoriaux (zone libre, zone occupée), première liste d'agents mobilisés n'ayant pas fait connaître en temps utile leur modification de solde militaire, liste des agents partis pour la "relève" dont les délégataires n'ont pas fourni aux services administratifs la dernière correspondance de l'agent et pour lesquels il y a lieu d'interrompre le versement de l'indemnité d'éloignement, circulaire relative à l'allocation exceptionnelle ( dispositions spéciales au paiement de l'allocation aux familles des prisonniers de guerre), lettre au directeur du personnel G. VILLAUME relative à l'augmentation de la solde en raison de l'ancienneté des services militaires, note du directeur du personnel aux directeurs, ingénieurs en chef et chefs de service sur la remise en service des prisonniers de guerre libérés, liste de prisonniers de guerre libérés qui demandent reprise de leur emploi dans la Compagnie, note relative à la régularisation de solde d'ex-prisonniers de guerre ; Ensemble de pièces de la Direction du personnel de la STCRP, situation au 15 décembre 1941 des mobilisés, prisonniers de guerre et divers, liste des agents non résorbés au 1er février 1942 (catégories A, AB et AC), note de la préfecture de la Seine sur des mesures étendant à certaines catégories de militaires le bénéfice de la solde mensuelle, note relative à l’application aux agents de la STCRP en congé de captivité de la loi du 1er décembre 1940 et de l'arrêté ministériel du 21 février 1942 portant sur la résorption du personnel en excédent, liste de l'état des agents en congé de captivité travaillant à l'extérieur et astreints au pointage sous le contrôle des autorités d'occupation dans une région déterminée, liste des prisonniers de guerre originaire de la Corse, rapport sur la législation du reclassement des prisonniers de guerre rapatriés du commerce et de l'industrie, liste des camps de prisonniers de guerre décédés en captivité, liste des 150 machinistes de la STCRP actuellement (1943) prisonniers de guerre internés en Allemagne, note sur la situation des agents titulaires de la CMP, prisonniers de guerre transformés en travailleurs libres, liste des agents prisonniers de guerre en congé spécial de disponibilité (loi du 1er décembre 1940), liste des agents prisonniers de guerre diplômés d'une grande école technique, dossier relatif aux agents mis en congé de captivité au titre de la relève, liste des agents prisonniers de guerre en congé spécial de disponibilité, liste nominative des prisonniers de guerre et adresses de leurs délégataires, note précisant certaines dispositions relatives aux congés exceptionnels accordés aux rapatriés.
Délégation de solde CAT : tableau des taux d'indemnités spéciales temporaires (sans date), formulaires vierges de demande de délégation d'office, textes d’instructions pour l'établissement des demandes de déclaration d'office et pièces à joindre (1941-1942).
Liste de prisonniers rapatriés et travailleurs astreints : fiches de renseignements d'un prisonnier, déporté ou travailleur rapatrié avec l'état civil, le camp où il a été interné et son état sanitaire, la date de sa libération, son emploi demandé à la Compagnie après sa libération (1945).