Cote
Titre
Date(s)
- 1910-1969 (Production)
Niveau de description
Étendue matérielle et support
1 boite Cauchard (0,10 m.l.)
Nom du producteur
Histoire administrative
L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.
Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.
La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.
Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.
La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.
Nom du producteur
Histoire administrative
La Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) est l'un des ancêtres de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) assurant l'exploitation de l'intégralité des lignes du métro de Paris.
Afin de ne pas dépendre de la Compagnie des chemins de fer de l'État pour la desserte urbaine, la ville de Paris décide en 1883 la construction d'un réseau de métropolitain. En dépit des tensions entre l'État et la Ville pour le contrôle de l'opération, la proximité de l'échéance de l'Exposition universelle de 1900 amène les responsables à accélérer les démarches. En 1895, Louis Barthou, ministre des travaux publics, reconnaît un intérêt local aux lignes à construire.
Les travaux d'ouvrages d'art (tunnels, viaducs et stations) sont confiés à la Ville ; ceux des accès, des voies et l'exploitation le sont à un concessionnaire. Le conseil municipal choisit en 1897 la Compagnie générale de traction, propriété du baron belge Édouard Louis Joseph Empain. La loi du 30 mars 1898 déclare d'utilité publique « la construction d'un chemin de fer métropolitain à traction électrique, destiné au transport des voyageurs et de leurs bagages à main ». La Compagnie générale de traction s'associe avec les établissements Schneider du Creusot et fonde la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) le 18 avril 1899 avec un apport de 100 000 actions de 250 francs souscrites en Belgique.
Le 1er janvier 1931, la CMP achète la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris dont les lignes A et B deviendront respectivement les lignes 12 et 13.
Le 18 janvier 1938, la CMP reprend la ligne de Sceaux entre Massy et Luxembourg, qui était exploitée jusque là par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).
Le 1er janvier 1942, le gouvernement de Vichy remplace le Comité des Transports Parisiens (autorité organisatrice instituée le 12 novembre 1938) par le Conseil des Transports Parisiens d'où sont exclus les représentants du Conseil municipal de Paris et du département de la Seine. Ce Conseil impose l'exploitation du réseau d'autobus par la CMP. Cependant, sur le terrain, en cette période difficile, aucun changement n'est visible.
Après la Libération, le nouveau ministre des Transports René Mayer écarte la CMP le 3 janvier 1945 et la remplace par une Administration Provisoire des Transports Parisiens (APTP) chargée d'assurer le fonctionnement des réseaux avant la mise en place d'un nouveau régime juridique.
La loi no 48-506 du 21 mars 1948 alloue une indemnité à la CMP pour rupture de la concession au 1er janvier 1945 et lui impose de changer de nom et d'activité. Les archives de la CMP sont reprises par la toute jeune RATP qui prend la suite de l'APTP le 1er janvier 1949
Nom du producteur
Histoire administrative
La Compagnie générale des omnibus (CGO) est fondée en 1855 sous l’impulsion des autorités parisiennes, soucieuses d’organiser et de rationaliser le transport public dans la capitale. Cette création répond à une nécessité croissante de modernisation et d’uniformisation des services de transport en commun, alors morcelés entre plusieurs compagnies privées. Sous la pression du préfet de la Seine, le baron Haussmann, et du gouvernement de Napoléon III, la CGO naît de la fusion de dix sociétés concurrentes :
- Société des Omnibus
- Société des Favorites
- Société des Dames Réunis
- Société des Béarnaises
- Société des Citadines
- Société des Batignolaises-Gazelles
- Société des Constantines
- Société des Tricycles
- Société des Hirondelles et des Parisiennes
- Société des Excellentes
La CGO obtient une concession exclusive de 30 ans pour exploiter les lignes d’omnibus dans Paris, marquant ainsi une étape décisive dans l’organisation du transport urbain. Elle impose peu à peu des standards en matière de tarification, de fréquence et de confort des véhicules.
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la CGO accompagne les évolutions technologiques et diversifie les modes de traction. Initialement fondée sur des omnibus à chevaux, elle explore successivement :
- La traction vapeur (dès les années 1870), qui offre une alternative aux chevaux mais reste limitée par les nuisances et les contraintes techniques.
- La traction à air comprimé, expérimentée notamment avec les véhicules Mékarski.
- L’électrification progressive, d’abord par accumulateurs, puis par captage du courant avec l’essor des tramways électriques.
- L’introduction des tramways et autobus, qui viennent compléter l’offre et moderniser le réseau.
- L’expérimentation du trolleybus, qui préfigure les réseaux électriques modernes.
En parallèle, la CGO joue un rôle majeur dans le développement du mobilier urbain et des infrastructures de transport à Paris, contribuant à l’aménagement des stations et des dépôts de véhicules.
À l’issue de sa concession, la CGO est intégrée le 1er janvier 1921 à la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), qui centralise désormais la gestion des transports publics à Paris et en banlieue. Cette transition marque le début d’une unification plus large des réseaux urbains et suburbains.
Nom du producteur
Histoire administrative
La Société du Chemin de Fer Électrique Souterrain Nord-Sud de Paris, ou plus simplement « Nord-Sud », est une société privée créée en 1902, qui a construit et exploité trois lignes du métro de Paris jusqu'en 1931 avant d'être absorbée par sa concurrente, la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) qui gérait la concession des autres lignes du métro de Paris avant la nationalisation du réseau en 1948.
Dépôt
Histoire archivistique
Source immédiate d'acquisition ou de transfert
Portée et contenu
RATP. - Instruction de service - Service des agents de contrôle en voiture de 1ère classe (1951-1968)
RATP. - Instruction de service - Police des stations (1953)
RATP. - Instruction de service - Police des stations (1953-1965)
RATP. - Instruction de service - Utilisation des communications de pleine voie (1955)
RATP. - Instruction de service - A l'usage des gradés de maîtrise-Distribution de l'énergie électrique sur le réseau urbain (1952)
RATP. - Instruction de service-Equipement des stations (1954)
RATP. - Instruction de service à l’usage des chefs de station -Distribution de l'énergie électrique sur le réseau urbain (1952)
RATP. - Instruction de service contrôle d’entrée admission et canalisation des voyageurs (1951-1964)
RATP. - Instruction de service-Police des stations (1965)
RATP. - Annexe à l'instruction de service U304-A Distribution de l’énergie électrique sur une ligne contrôlée par un poste de commande centralisée (1967)
RATP. - Instruction de service -Visite et entretien des appareils de voie du réseau ferré métropolitain Service de la Voie et des accès (1957)
RATP. - Mémento d’instruction du personnel d'exploitation-Réseau routier (1965)
RATP. - Instructions professionnelles à l'usage des machinistes et receveurs de tramways à traction électrique (1928)
STCRP Instruction professionnelle de la DEC n° 55 à l'usage des aides comptables (1926)
STCRP Instruction professionnelle DEC n° 51 à l'usage des contrôleurs de route et des contrôleurs de station (1927)
CMP. - Instructions à l'usage des chefs de station (1929)
STCRP. - Instruction professionnelle à l’usage des machinistes des omnibus surbaissés type Renault PN-PY & TN (1931)
CMP. - Instructions Générales- Direction du réseau ferré Service de la Voie et des accès à l’usage des agents de la voie et des accès sur le réseau urbain (1945)
CMP. - Instructions générales à l’usage des conducteurs Service de la traction (1931-1945)
CMP. - Instructions Générales pour l’exploitation de la ligne de Sceaux-Extraits à l’usage des agents du service de la Voie et des accès (1931-1945)
NORD-SUD. - Instructions Spéciales-Exploitation Service du Mouvement (1910)
RATP. - Instruction de Direction F40 Installation et dispositions de sécurité concernant les manœuvres du réseau ferré métropolitain Direction du réseau ferré (1969)
RATP. - Instruction de Direction F39 Voie du réseau ferré métropolitain Direction du réseau ferré (1969)