Sous-série thématique 8P - Ecole technique

Cote

8P

Titre

Ecole technique

Date(s)

  • 1922 – 1998 (Production)

Niveau de description

Sous-série thématique

Étendue matérielle et support

41,52 m.l. (10 boîtes Cauchard de 0,28 m.l. et 352 boîtes Cauchard de 0,11 m.l. )

Nom du producteur

(1921-1941)

Histoire administrative

La Société des transports en commun de la région parisienne, ou STCRP, est la société qui a exploité les transports de voyageurs en surface dans l'ancien département de la Seine de 1921 à 1941, pour le compte de cette collectivité.

La STCRP modernisa le réseau de tramways, puis organisa son remplacement par une desserte en autobus. Le dernier tramway exploité par la STCRP est supprimé en 1938.

La STCRP est absorbée le 1er janvier 1942 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris, qui exploitera l'ensemble du réseau de métro et de bus de Paris et de sa banlieue jusqu'à la création de la Régie autonome des transports parisiens, après la Libération.

Nom du producteur

(1899-1949)

Histoire administrative

La Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) est l'un des ancêtres de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) assurant l'exploitation de l'intégralité des lignes du métro de Paris.

Afin de ne pas dépendre de la Compagnie des chemins de fer de l'État pour la desserte urbaine, la ville de Paris décide en 1883 la construction d'un réseau de métropolitain. En dépit des tensions entre l'État et la Ville pour le contrôle de l'opération, la proximité de l'échéance de l'Exposition universelle de 1900 amène les responsables à accélérer les démarches. En 1895, Louis Barthou, ministre des travaux publics, reconnaît un intérêt local aux lignes à construire.

Les travaux d'ouvrages d'art (tunnels, viaducs et stations) sont confiés à la Ville ; ceux des accès, des voies et l'exploitation le sont à un concessionnaire. Le conseil municipal choisit en 1897 la Compagnie générale de traction, propriété du baron belge Édouard Louis Joseph Empain. La loi du 30 mars 1898 déclare d'utilité publique « la construction d'un chemin de fer métropolitain à traction électrique, destiné au transport des voyageurs et de leurs bagages à main ». La Compagnie générale de traction s'associe avec les établissements Schneider du Creusot et fonde la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) le 18 avril 1899 avec un apport de 100 000 actions de 250 francs souscrites en Belgique.

Le 1er janvier 1931, la CMP achète la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris dont les lignes A et B deviendront respectivement les lignes 12 et 13.

Le 18 janvier 1938, la CMP reprend la ligne de Sceaux entre Massy et Luxembourg, qui était exploitée jusque là par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

Le 1er janvier 1942, le gouvernement de Vichy remplace le Comité des Transports Parisiens (autorité organisatrice instituée le 12 novembre 1938) par le Conseil des Transports Parisiens d'où sont exclus les représentants du Conseil municipal de Paris et du département de la Seine. Ce Conseil impose l'exploitation du réseau d'autobus par la CMP. Cependant, sur le terrain, en cette période difficile, aucun changement n'est visible.

Après la Libération, le nouveau ministre des Transports René Mayer écarte la CMP le 3 janvier 1945 et la remplace par une Administration Provisoire des Transports Parisiens (APTP) chargée d'assurer le fonctionnement des réseaux avant la mise en place d'un nouveau régime juridique.

La loi no 48-506 du 21 mars 1948 alloue une indemnité à la CMP pour rupture de la concession au 1er janvier 1945 et lui impose de changer de nom et d'activité. Les archives de la CMP sont reprises par la toute jeune RATP qui prend la suite de l'APTP le 1er janvier 1949

Nom du producteur

(1949-)

Histoire administrative

L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.

Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.

La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.

Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.

La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.

Nom du producteur

(1911-1998)

Histoire administrative

1911: Création d’une formation d’apprentis sous contrat par la Compagnie générale des omnibus (CGO) dans l’atelier central situé rue Championnet (Paris, 18e arr.).

25 juillet 1919 : Loi Astier qui crée l’enseignement technique.

1921 : Décision de transformer le centre de formation en école.

1927 : Présentation des apprentis au certificat d’aptitudes professionnelles (CAP).

1932 : Instauration de cours d’éducation physique.

1943 : Création d’une annexe de l’école au dépôt du « Point-du-Jour » (Paris, 16e arr.)

21 avril 1944 : Destruction partielle de l’atelier de Championnet lors d’un bombardement aérien. L’école est transférée au dépôt du « Point-du-Jour ».

Fin 1944 : Transfert de l’école dans un ancien dépôt de tramways et d’autobus, le dépôt de l’avenue Mozart (Paris, 16e arr.).

1947 : Création d’un Conseil de l’école.

21 mars 1948 : Création de la RATP.

1957-1959 : Existence d’un stage de formation professionnelle d’ouvriers qualifiés au centre d’Ivry.

Dès 1960 : Apparition d’importantes mutations technologiques.

1965-1972 : Existence d’une école d’exploitation.

1968 : Création du CAP d’électromécanicien.

1970-1975 : Création du CAP d’installateur en télécommunications.

1971 : Lois Debré sur la formation continue.

1973 : L’école technique succède à l’école d’apprentissage.

1976 : Les premières filles ont accès à l’école. Elles représentent 3,2% des effectifs entre 1976 et 1985.

27 août 1981: Décision de transfert de l’école du dépôt avenue Mozart (Paris 16earr.) à Noisiel (77).

1984-1985 : Ouverture de l’établissement de Noisiel (77).

1985-1986 : Le brevet d’enseignement professionnel (BEP) d’électronique remplace les deux CAP d’électronicien et d’électromécanicien.

1987-1988 : Le BEP d’électrotechnique remplace le BEP d’électromécanicien et le BEP de maintenance des systèmes informatiques celui de mécanicien d’entretien.

Dès 1990 : Réforme « Blanc » : entrée de la RATP dans une période de modernisation.

1991 : Ouverture d’un bac professionnel (Bac Pro).

1995 : Dernière promotion préparant le BEP.

1998 : Dernière promotion préparant le Bac Pro.

Histoire archivistique

Les entreprises de transport de voyageurs ont des activités techniques qui leur sont propres et qui les ont incitées depuis longtemps à se pencher sur le problème de la formation professionnelle, notamment pour ce qui est des ouvriers qualifiés d’entretien du matériel roulant et des installations fixes.

  • La création d’un centre de formation technique :
    Dès 1911, l’ancienne Compagnie Générale des Omnibus (CGO) forme dans son atelier central de la rue Championnet à Paris (XVIIIème arrondissement) des apprentis sous contrat aux différents métiers intéressant ses fabrications et ses travaux d’entretien : ajusteurs, tourneurs, électriciens, menuisiers, peintres, chaudronniers, mouleurs. La durée de l’apprentissage est de trois années ; quelques heures par semaines sont réservées à des cours d’enseignement général (calcul, technologie, dessin) dispensés sur place. L’effectif est de l’ordre d’une vingtaine d’apprentis, mais le système des promotions n’est pas encore mis en place : les admissions s’échelonnent tout au long de l’année. Un « essai de compagnon » sanctionne la fin de l’apprentissage.
    La nécessité de développer et de coordonner l’enseignement professionnel et technique amène le vote, le 25 juillet 1919 de la loi Astier qui crée « l’enseignement technique », rattaché au ministère de l’Instruction publique. Au même moment, la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), à qui vient d’être concédée l’exploitation des lignes de tramways et d’autobus de la région parisienne par le Département de la Seine, voit l’activité de ses ateliers de gros entretien et plus particulièrement celle de l’atelier central se développer considérablement pour faire face aux travaux de remise en état du matériel dont l’entretien a été différé pendant les hostilités. Ainsi, dans les années suivant le conflit, la STCRP est-elle amenée à développer l’apprentissage au sein de l’atelier central.
    En 1921, on décide d’ériger le centre de formation en école sous la forme d’un organisme indépendant disposant de salles de classe, avec un atelier spécial enclavé dans le département mécanique. L’activité de cette école reste toujours centrée sur la préparation aux professions intéressant les dépôts d’autobus : essentiellement des ajusteurs, tourneurs, fraiseurs, forgerons, menuisiers, etc. L’enseignement est organisé par promotions annuelles d’un effectif de 35 à 40 apprentis, dont l’admission est réglementée par un concours d’entrée ayant lieu chaque année, à date fixe, pour tous les candidats. Ce n’est qu’à partir de 1927 que, pour la première fois, les apprentis ayant terminé leur scolarité sont présentés aux épreuves des CAP.
    Vers 1932, des cours d’éducation physique s’ajoutent aux programmes de la formation professionnelle. Un personnel spécial, composé de professeurs et de moniteurs sous la tutelle d’un directeur, est affecté à cette école. La destruction partielle de l’atelier central de la rue Championnet au cours d’un bombardement aérien, le 21 avril 1944, oblige le transfert de l’école au dépôt de « Point-du Jour » (Paris, XVIème arrondissement) où une annexe de l’école a été créée en 1943 : cet établissement est resté ouvert à l’exploitation des autobus durant les hostilités, mais une partie des halls est disponible et l’école y est provisoirement installée. Les sujétions de l’exploitation du dépôt et la pénurie de machines et de matériels divers gênent toutefois sensiblement le fonctionnement de l’école. C’est pourquoi, après la Libération, l’école est installée dans un ancien dépôt de tramways puis d’autobus, 58 avenue Mozart, à Paris (Paris, XVIème arrondissement). Ce dépôt a été réquisitionné pendant la guerre par l’armée allemande qui y avait installé un atelier de réparation.

  • L’école d’apprentissage
    Peu après, la loi du 21 mars 1948 crée la RATP par la fusion de la STCRP et de l’ancienne Compagnie des chemins de fer métropolitains de Paris (CMP) qui, elle, n’avait pas d’école d’apprentissage. Il est reconnu indispensable de développer l’école de l’ancienne STCRP et d’en faire une structure répondant aux besoins essentiels de l’ensemble des services d’entretien de la RATP, autobus comme métro. C’est ainsi que naît l’école d’apprentissage de la RATP. Un Conseil de l’école d’apprentissage comprenant des membres de la direction, des représentants du personnel ouvrier, du comité d’entreprise et de l’enseignement technique est créé en 1947, pour assurer la coordination des différentes mesures se rapportant à l’activité de l’école. Pour mener à bien la formation des jeunes apprentis, il fallait tenir compte de différents facteurs :

  • le statut du personnel ;

  • la répartition des agents de la maintenance dans les différentes spécialités ;

    • les besoins prévisionnels de recrutement ;
    • le développement parallèle de la formation d’ouvriers qualifiés grâce aux cours de la promotion sociale dispensés à l’intérieur de la RATP ;
  • l’expérience acquise à l’extérieur et notamment dans les établissements de l’enseignement technique.
    L’étude de ces problèmes est menée par le service de l’Inspection, de l’organisation et des écoles (SIOE), à qui est confiée la gestion de cet établissement en liaison avec les services du personnel. Suite à cette étude, on modifie la répartition des spécialités professionnelles. Les sections à petits effectifs -menuisiers, forgerons, fraiseurs- sont progressivement supprimées pour reporter l’effort sur les six grandes spécialités, à savoir :

  • ajusteurs, présents dans la plupart des ateliers d’entretien de la RATP, autobus et métro ;

  • ajusteurs-mécaniciens en réparation automobile, pour l’atelier central et les dépôts du réseau routier ;

  • électriciens-ajusteurs, destinés surtout aux établissements du réseau ferré et des services techniques ;

  • chaudronniers fer, pour les besoins du réseau routier, en raison de la substitution de caisses métalliques aux anciennes carrosseries en bois sur les autobus ;

  • tourneurs fer : une petite section est conservée pour les besoins de l’atelier central ; elle est destinée en outre à la préparation sur place, à l’école, de certaines pièces destinées à l’apprentissage des ajusteurs ;

  • machines-outils : sans constituer une section autonome, un atelier réduit de machines-outils permet de familiariser les élèves avec les équipements de l’atelier.
    L’objectif de l’école est de préparer les élèves aux certificats d’aptitudes professionnelles nationaux, de façon à garantir le niveau de la formation acquise et à offrir aux apprentis une réelle possibilité de choix à l’issue de leur scolarité. Ainsi, tous les apprentis de l’école sont-ils présentés aux épreuves de CAP à la fin de leur apprentissage.
    Le nombre des CAP nationaux, crées par arrêtés ministériels, s’est accru progressivement après la guerre. Mais, dès sa création, la RATP, suivant en cela les principes de l’ancienne STCRP, ne s’est pas laissé tenter par cette dispersion des CAP. A l’époque, la formation de base « ajusteur » est considérée comme étant celle qui assure le mieux à l’apprenti une grande habileté manuelle, le sens de la technique, de la mécanique et des facilités d’adaptation pour la suite de sa carrière. Dans les premières années de fonctionnement de l’école, un effectif de 120 apprentis par promotion entrante correspond aux besoins de la RATP.
    À partir de 1960, d’importantes mutations technologiques font leur apparition en France. Elles ont un impact majeur sur la RATP où certains équipements relèvent, de plus en plus, de technologies faisant appel largement à l’électronique et aux automatismes. De ce fait, les formations enseignées à l’école d’apprentissage doivent évoluer.
    Pour mener à bien ces transformations, la direction du personnel prend en charge l’école d’apprentissage à la place de la direction des études générales qui avait succédé au SIOE.
    Dans les professions touchant à l’électricité, l’évolution pédagogique est marquée par la création, en 1968, du CAP d’électromécanicien. Les meilleurs élèves de cette spécialité enseignée sur deux ans sont en outre préparés, au cours d’une troisième année, à un CAP d’électronicien ou, de 1970 à 1975, d’installateur en télécommunications.
    Dans les métiers de la mécanique, il apparaît au cours de cette période qu’une trop grande spécialisation ne correspond plus à l’interdépendance des métiers d’entretien. C’est pourquoi, après la création du CAP Mécanicien d’entretien par le ministère de l’Éducation nationale, l’école d‘apprentissage met l’accent sur l’enseignement de cette nouvelle spécialité.

  • Le centre de formation d’Ivry
    En 1957, on constate que l’insuffisance des effectifs en ouvriers qualifiés des services d’entretien de la Régie est trop importante. L’école d’apprentissage ne pourra pas faire face seule au recrutement d’ouvriers qualifiés. Aussi la Régie a-t-elle institué des stages de formation professionnelle d’ouvriers qualifiés sur les bases suivantes :

  • stage rémunéré d’une durée de quatre mois à temps complet ; - deux spécialités : ajusteur mécanicien en réparation automobile et électricien ajusteur.
    Les deux cours ont lieu dans le dépôt d’autobus d’Ivry où est installé un atelier d’ajustage commun avec celui des électriciens, un atelier pour les démonstrations et travaux sur moteurs et châssis d’autobus, une salle de cours, un vestiaire et un réfectoire. Cette formation aura lieu pendant trois ans, l’école d’apprentissage pouvant faire face ensuite au recrutement en ouvriers qualifiés.

  • L’école technique
    Parallèlement à cette évolution pédagogique, les anciennes écoles d’apprentissage doivent adopter, en application des lois de 1971 sur la formation continue, le statut soit de centre de formation d’apprentis, soit d’école technique d’entreprise. C’est cette dernière solution qui est retenue par la RATP.
    Après de longues discussions avec les organisations syndicales et avec les pouvoirs publics, un nouveau règlement intérieur de l’établissement est mis au point. Avec l’accord du ministère de l’éducation, l’école technique de la RATP succède en 1973 à l’école d’apprentissage. Le nouveau statut de cette école technique privée mixte n’apporte pas de changements au contrôle exercé par le Ministère chargé de l’enseignement technique ni à la prise en charge du coût de l’établissement par la RATP ni aux enseignements ou mode de désignation et de promotion du personnel enseignant.
    À partir de 1976, les jeunes filles ont accès à l’école. Elles représentent 3.2% des effectifs entre 1976 et 1985.
    L’école technique doit s’adapter à la restructuration des diplômes entreprise par le ministère de l’Éducation nationale. Les CAP traditionnels disparaissent pour être remplacés par les BEP.
    C’est ainsi que, dans un premier temps, le BEP d’électronique absorbe et remplace l’ensemble des deux CAP d’électromécanicien et d’électronicien d’équipement, lors de la rentrée scolaire 1985-1986. L’année suivante, le BEP d’électrotechnique remplace le CAP d’électromécanicien. Les formations aux métiers de l’électricité sont fusionnées, et le BEP d’électronicien aux débouchés incertains dans l’entreprise est abandonné. Pour la rentrée scolaire 1987-1988, le BEP de maintenance des systèmes informatiques remplace le CAP de mécanicien d’entretien. Avec la création de ces BEP, la scolarité passe de trois à deux ans, la formation des apprentis étant complétée par des formations de préadaptation à l’emploi.

  • L’école d’exploitation
    Une école d’exploitation est créée en 1965 pour assurer la formation professionnelle du personnel qualifié et des agents de maîtrise dont elle a besoin pour ses services d’exploitation. Elle est une école équivalente à l’école d’apprentissage. Le directeur de l’école d’apprentissage est d’ailleurs chargé de la direction de l’école d’exploitation.
    Cette école s’adresse à des jeunes gens de 17 à 18 ans dont le niveau d’instruction correspond au brevet de fin d’études du premier cycle (BEPC) pour les préparer en un an à une carrière dans les services d’exploitation des réseaux ferrés et routiers.
    La formation poussée que reçoivent les élèves leur permet, après avoir acquis les principales qualifications d’exécution, de se présenter ultérieurement aux concours donnant accès aux emplois de maîtrise puis de cadres. Les élèves sont formés aux emplois suivants :

  • pour le réseau ferré : chef surveillant, chef de train, employé qualifié de ligne, surveillant receveur, facteur, facteur enregistrant, employé de trafic ;

  • pour le réseau routier : receveur, employé qualifié de dépôt, employé qualifié des horaires.
    Elle prépare, en outre aux emplois de conducteur du réseau ferré et de machiniste du réseau routier. L’école d’exploitation ferme en 1972, la RATP ayant décidé de recruter son personnel d’exploitation à l’extérieur exclusivement.
    Le transfert de l’école technique à Noisiel
    Le dépôt Mozart, qui n’a pas à l’origine vocation à être une école, présente trois inconvénients principaux : un emplacement géographique mal adapté aux domiciles des élèves, une mauvaise communication phonique entre les diverses zones de travaux pratiques, enfin l’enclavement de ces zones dans des locaux aveugles.
    De plus, le bâtiment s’est peu à peu dégradé, malgré un entretien permanent et en dépit des travaux importants comme la mise en place d’un faux plafond pour améliorer le chauffage. Le maintien de l’école avenue Mozart aurait impliqué, à très court terme, des travaux importants tels que la rénovation complète de la toiture et des façades sur cour, ainsi que celle des installations de chauffage central et des installations sanitaires.
    Enfin, la décision du transfert a résulté du fait que la Ville de Paris, propriétaire de l’avenue Mozart, avait manifesté, depuis longtemps, son intention de le récupérer. Une négociation s’est donc engagée dans ce sens entre les autorités municipales et la RATP. Elle aboutit le 27 août 1981 à un accord définitif.
    L’échéance prévue dans cet accord est tenue et le nouvel établissement de Noisiel (77) ouvre comme prévu ses portes pour la rentrée scolaire de l’année 1984-1985, au terme d’un chantier de construction dont la durée a été limitée à environ un an.

  • Le centre de formation technique
    D’autres considérations, liées à l’évolution des besoins fonctionnels de la RATP, ont également contribué à la décision du transfert de l’école. Il s’agit essentiellement :

    • du développement important des actions de formation continue et de promotion sociale nécessitant des structures nouvelles à la fois souples, performantes et susceptibles de s’adapter facilement à cette évolution ;
  • du nombre insuffisant de locaux banalisés permettant l’organisation de séminaires internes ou externes à la RATP.
    Pour satisfaire ces nouveaux besoins, il est donc décidé de créer au sein du nouvel établissement deux unités fonctionnelles supplémentaires. Il s’agit du Centre de perfectionnement aux techniques industrielles (CPTI) et du Centre inter directions de séminaires (CIS). Les trois entités réunies (École technique, CPTI, CIS) deviennent le Centre de formation technique (CFT).
    À partir des années 1990, la RATP entre dans une période de modernisation et de restructuration. L’école technique, qui assure la formation des jeunes aux métiers de la maintenance voit ses effectifs se réduire. Cela s’explique par la diminution des besoins des ateliers. Il s’agit donc de rééquilibrer les fonctions – formation initiale, formation continue – pour mieux répondre à la demande interne, tout en s’appuyant sur le savoir-faire de l’entreprise. La formation initiale se transforme et cherche de nouvelles voies, ce qui amène l’ouverture, en 1991, d’un bac professionnel (Bac Pro).
    Petit à petit, le CPTI prend le pas sur l’école technique. Ainsi, l’année 1995 voit-elle la dernière promotion préparant le diplôme de BEP et 1998, la dernière promotion préparant le diplôme du Bac Pro. À partir de cette date, le CFT ne forme plus que des agents en formation continue professionnelle.

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

Le fonds de l’école technique de la RATP a été versé en mars 2000 aux Archives de Saint Germain en Laye. Un bordereau de versement a été réalisé à l’arrivée des cartons par M. Claude BERTON et M. Jean-Charles PORTIER. Avant cette date, les archives étaient conservées au sein de l’établissement de Noisiel. Le secrétariat de cet établissement a contacté le responsable des archives historiques car il avait besoin du local où étaient stockées ces archives. Le fonds étant clos, il fut décidé de le verser directement aux Archives historiques dont les magasins sont situés à la Maison de la RATP.

Portée et contenu

Le fonds de l’école technique couvre une période comprise entre 1922 et 1998. Il représente 43,50 mètres linéaire (ml) avant destruction. Il comprend les archives concernant l’école technique (la plus grande partie du fonds), l’école d’exploitation qui a existé entre 1965 et 1972, et le Centre de formation d’Ivry entre 1957 et 1959.
Ce fonds présente toutes les activités d’une école, qu’elles soient administratives ou scolaires. Vous pourrez trouver tous les dossiers d’apprentis à partir de 1945, tous les dossiers de promotions, ainsi que de nombreux dossiers relatifs aux activités parascolaires que peuvent faire les élèves, que ce soit les activités sportives, les séjours, ou bien les fêtes scolaires organisées par l’école.
Enfin, une grande partie du fonds est composée de documents iconographiques : des photographies des différentes promotions mais aussi photographies concernant les fêtes de l’école organisées en fin d’année scolaire ou bien encore affiches publicitaires.
Notons que les articles 8P339 à 8P361 rassemblent les textes législatifs préparant la création et la mise en place des Écoles.

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Le premier inventaire signale des destructions effectuées au sein de cette sous-série thématique. Elles concernent :

  • les doubles ;
  • les catalogues d’instructions générales de la direction des Systèmes d’information et de l’organisation et de la direction des Études générales transmis au sein de l’entreprise ;
  • les documents d’information concernant les modules de niveau et les concours de technicien et de maîtrise diffusés par la Direction générale de la RATP à toute l’entreprise pour information
  • les fiches de renseignement remplies par les apprentis au début de chaque
    année. Nous retrouvons ces informations dans les dossiers de promotions mais aussi dans les dossiers d’apprentis ;
  • un dossier d’évaluation de la formation des élèves n’ayant aucun rapport direct avec l’école de Noisiel.

Accroissements

L'article 8P333, ajouté en avril 2017 provient d'un reliquat des services des Archives de la RATP.
Un autre versement a été effectué en juillet 2017 par la de la bibliothèque Val-de- Fontenay. Après leur traitement décrit dans la notice 8P334-338, le versement mesure 0.55 m.l. (5 boîtes Cauchard).
En janvier 2018, un autre reliquat des Archives modifie le métrage linéaire. Il concerne les articles 8P339 à 8P361, soiit 2,53 m.l. (23 boîtes Cauchard de 0,11m.l.).

Mode de classement

Conditions d’accès

Conditions de reproduction

Langue des documents

    Écriture des documents

      Notes de langue et graphie

      Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

      Instruments de recherche

      Existence et lieu de conservation des originaux

      Existence et lieu de conservation des copies

      Unités de description associées

      Descriptions associées

      Note de publication

      • Actua, n° 1, Comité d’entreprise de la RATP, mars-avril 1976.
      • FEIGNER Simone, KAPPÈS-GRANGÉ Yvonne, « Objectif formation à la maintenance », Entre les lignes, n°14, septembre 1991, p. 15-23.
      • ROUY Jacques, BLOT André, PARATRE Gérard, « L’École technique de Noisiel », Études et projets, septembre 1984.
      • ROUY Jacques, PARATRE Gérard, DI STASIO Carmine, « Une nouvelle école technique à la RATP, un outil moderne de formation initiale et de promotion sociale », Revue générale des chemins de fer, mai 1985, p. 223-230.
      • ROUY Jacques, « La formation professionnelle dans les transports parisiens », La région parisienne industrielle et ouvrière, Cultures et recherches, séminaires d’étude, Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, n°8, 2002, p. 29-38.

      Identifiant(s) alternatif(s)

      Mots-clés - Sujets

      Mots-clés - Lieux

      Mots-clés - Noms

      Mots-clés - Genre

      Identifiant de la description

      Identifiant du service d'archives

      Règles et/ou conventions utilisées

      Statut

      Final

      Niveau de détail

      Dates de production, de révision, de suppression

      Date de création : avril, juin 2006 par Mélanie Jobard, archiviste stagiaire au Département Patrimoine-Mémoire et Information Documentaire, étudiante en Master 2 Histoire et métiers des archives à l'Université d'Angers.
      Date de révision : avril 2017, par Ony HIVERT, archiviste, puis juillet 2017, Christine Faucher de Corn, assistante archiviste, janvier 2018, par Ony HIVERT.

      Langue(s)

        Écriture(s)

          Sources

          Zone des entrées