Article 2G2/4 - Construction, infrastructures

Cote

2G2/4

Titre

Construction, infrastructures

Date(s)

  • 1931-2000 (Production)

Niveau de description

Article

Étendue matérielle et support

Inconnue

Nom du producteur

(1899-1949)

Histoire administrative

La Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) est l'un des ancêtres de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) assurant l'exploitation de l'intégralité des lignes du métro de Paris.

Afin de ne pas dépendre de la Compagnie des chemins de fer de l'État pour la desserte urbaine, la ville de Paris décide en 1883 la construction d'un réseau de métropolitain. En dépit des tensions entre l'État et la Ville pour le contrôle de l'opération, la proximité de l'échéance de l'Exposition universelle de 1900 amène les responsables à accélérer les démarches. En 1895, Louis Barthou, ministre des travaux publics, reconnaît un intérêt local aux lignes à construire.

Les travaux d'ouvrages d'art (tunnels, viaducs et stations) sont confiés à la Ville ; ceux des accès, des voies et l'exploitation le sont à un concessionnaire. Le conseil municipal choisit en 1897 la Compagnie générale de traction, propriété du baron belge Édouard Louis Joseph Empain. La loi du 30 mars 1898 déclare d'utilité publique « la construction d'un chemin de fer métropolitain à traction électrique, destiné au transport des voyageurs et de leurs bagages à main ». La Compagnie générale de traction s'associe avec les établissements Schneider du Creusot et fonde la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) le 18 avril 1899 avec un apport de 100 000 actions de 250 francs souscrites en Belgique.

Le 1er janvier 1931, la CMP achète la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris dont les lignes A et B deviendront respectivement les lignes 12 et 13.

Le 18 janvier 1938, la CMP reprend la ligne de Sceaux entre Massy et Luxembourg, qui était exploitée jusque là par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

Le 1er janvier 1942, le gouvernement de Vichy remplace le Comité des Transports Parisiens (autorité organisatrice instituée le 12 novembre 1938) par le Conseil des Transports Parisiens d'où sont exclus les représentants du Conseil municipal de Paris et du département de la Seine. Ce Conseil impose l'exploitation du réseau d'autobus par la CMP. Cependant, sur le terrain, en cette période difficile, aucun changement n'est visible.

Après la Libération, le nouveau ministre des Transports René Mayer écarte la CMP le 3 janvier 1945 et la remplace par une Administration Provisoire des Transports Parisiens (APTP) chargée d'assurer le fonctionnement des réseaux avant la mise en place d'un nouveau régime juridique.

La loi no 48-506 du 21 mars 1948 alloue une indemnité à la CMP pour rupture de la concession au 1er janvier 1945 et lui impose de changer de nom et d'activité. Les archives de la CMP sont reprises par la toute jeune RATP qui prend la suite de l'APTP le 1er janvier 1949

Nom du producteur

(1949-)

Histoire administrative

L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.

Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.

La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.

Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.

La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.

Histoire archivistique

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

Portée et contenu

  • Ligne 8, inauguration de la ligne prolongée de Richelieu Drouot à Porte de Charenton : livret de la CMP (mai 1931) ; prolongement de la place Balard/Maisons-Alfort (stade) jusqu’à Maisons-Alfort (Les Juliottes) : BID n° 3 (juin/juillet 1972) ; prolongement de la ligne d’Auteuil à Opéra : livret de marché de fournitures, des tirefonds et des boulons.

  • Ligne 10, prolongement : article de journal « Le temps » (juillet 1939).

  • Ligne 11, présentation de « L'équipement de la ligne 11 de la place du Châtelet à la Porte des Lilas »: notes de M. Fauconnier, enquête d'utilité publique concernant le prolongement de la ligne 11 de la Porte des Lilas au Fort de Noisy (date inconnue).

  • Ligne 12, raccordement et gare de Saint Lazare: notes de consignes 12-043b, 13-001b et 12-001 ; construction de la ligne concernant les expropriations en tréfonds : plan(sans date).

  • Ligne 13, prolongement et aménagement : plaquette la nouvelle ligne de Saint Denis à Châtillon Montrouge (novembre 1976), article « Le métro à Saint Denis »de la revue « La vie du rail » (mai 197), bilan d’ensemble de jonction des lignes 13 et 14 et prolongements à Saint-Denis basilique (Hôtel de Ville) et à Châtillon Montrouge (décembre 1979), plaquette « le métro à Asnières Gennevilliers » éditée par la RATP (1976), article du journal « Treize, le métro arrive » édité par la RATP(mai 1980), plans et coupes (date inconnue), notes de M. Faucounnier (1952), article d'information sur le prolongement de la ligne 13 de la revue « Bulletin RATP », (1953).

  • Ligne 14, Invalides – Porte de Vanves : livret édité par la Chemin de fer métropolitain (janvier 1937), profil en long d’août (1939), plan statistique ligne 14 de la Place des Invalides à la Porte de Vanves (1950), Profil en long statistique de la Place des Invalides à la Porte de Vanves (1950).

  • Ligne 14 « Météor » : revue de presse « JP Bailly présente la ligne 14 aux médias » (septembre 1998), plan en couleur de la ligne, plaquette « Opération Météor : les projets » (octobre 1992), plaquette « Météor : la ligne 14 du métro » émis par le Département Métro, article « Météor c’est gagné : un projet qui nous concerne tous ! » de l’édition spéciale d’ELLE (octobre 1989), hors-série « La vie du Rail, Naissance d’un métro », (octobre 1998), extrait de « Savoir Faire » n° 7, « Une ligne de métro pour le XXIe siècle » (1993), texte relative à Inauguration de la ligne (octobre 1998), bulletin d’information n° 7 « opération Météor » (novembre 1993),plaquette de jeu « Découvrez la ligne M14 » (1998), plaquette « Opération Météor » : « le futur a son métro d’avril » (1995), plaquette «Opération Météor » : « le futur a son métro » (juin 1993), note sur le système d’automatisation du mouvement des trains (décembre 1990), plaquette « Météor la 14ème ligne du métro de Paris » (février 1994), note relative à l’Opération Météor, une nouvelle ligne de métro automatique par de l’équipe projet, (septembre 1990), note relative à l’Opération Météor, une nouvelle ligne de métro automatique par de l’équipe projet (novembre 1990),dossier de presse « Météor : une équipe projet est nommée » (octobre 1989), revue de presse sur les discours, les entretiens et les interviews (1998), étude d’exploitation « le métro Est-Ouest rapide » (décembre 1987),plaquette « Météor le futur a son métro », plaquette RATP « Atelier des fédérés architectes, recherche d’un nouveau traitement esthétique des espaces publics souterrains » (décembre 1994), notes éditées par la RATP, plaquette « Prolongement Olympiades » (juin 2000),plaquettes « Opération Météor », note générale 5240 concernant la dénomination de la station Bibliothèque (septembre 1998).

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Accroissements

Mode de classement

Conditions d’accès

Conditions de reproduction

Langue des documents

    Écriture des documents

      Notes de langue et graphie

      Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

      Instruments de recherche

      Existence et lieu de conservation des originaux

      Existence et lieu de conservation des copies

      Unités de description associées

      Descriptions associées

      Identifiant(s) alternatif(s)

      Mots-clés - Sujets

      Mots-clés - Lieux

      Mots-clés - Noms

      Mots-clés - Genre

      Identifiant de la description

      Identifiant du service d'archives

      Règles et/ou conventions utilisées

      Statut

      Niveau de détail

      Dates de production, de révision, de suppression

      Langue(s)

        Écriture(s)

          Sources

          Zone des entrées