Cote
Titre
Date(s)
- 1949-1993 (Production)
Niveau de description
Étendue matérielle et support
4,84 m.l. (44 boîtes Cauchard)
Nom du producteur
Histoire administrative
L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.
Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.
La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.
Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.
La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.
Nom du producteur
Histoire administrative
La Commission de l’Informatique a été créée en 1968. La Commission des systèmes d’information (CSI) a vu son rôle précisé dans la note générale 3979 du 20/05/1983 faisant suite à la création de la Direction des Systèmes d’Information et de l’Organisation (DSIO) en 1982.
Dépôt
Histoire archivistique
Source immédiate d'acquisition ou de transfert
Versement datant de 1994, par Mme FARAT, département Systèmes d’informations et télécommunications (SIT).
Portée et contenu
La Commission de l’Informatique a été créée en 1968. La Commission des systèmes d’information (CSI) a vu son rôle précisé dans la note générale 3979 du 20/05/1983 faisant suite à la création de la Direction des Systèmes d’Information et de l’Organisation (DSIO) en 1982.
Elle était en charge de définir la politique de la Régie en matière de système d’information et de veiller à sa mise en œuvre. Dans les faits, la CSI s’est progressivement dénommée COSI et à mis à son ordre du jour les études d’organisation conduites par S.
Le domaine d’intervention a été essentiellement celui des systèmes d’information de gestion dans le cadre des travaux menés par SI (Etudes informatiques) et SE (Organisation et bureautique) en partenariat avec les utilisateurs.
Les membres étaient convoqués à toutes les séances dont la fréquence était mensuelle.
Cinq fonctions avaient été assignées par les textes à la CSI :
- Une fonction stratégique et planificatrice : orientation de la politique de l’entreprise, dans le cadre du schéma directeur et du plan des systèmes d’information. Elle veille à sa mise en œuvre par les différents acteurs de l’entreprise. Sa référence est le Schéma Directeur des systèmes d’Information dont les itérations s’élaborent sous son contrôle.
- Une fonction de coordination dans le lancement et le suivi des objets importants. Elle exerce, d’abord, une fonction stratégique en examinant les schémas directeurs sectoriels, le plan des systèmes d’information et suit certains projets importants. Elle étudie le choix des techniques et les politiques de développement, proposés par les directions réalisatrices.
- Une fonction d’incitation à l’innovation, elle soutien des projets novateurs et encourage des expériences pilotes. Elle stimule le développement d’outils nouveaux et favorisent l’appel à des conseillers extérieurs. Elle promeut une large ouverture dans la préparation des choix.
- Elle assure en outre une fonction intégratrice et de mise en cohérence, nécessaire dans le cadre de la décentralisation. Ace titre, elle veuille à la coordination des projets, à la circulation de l’information, ai transfert des connaissances, à la définition de standards, au partage des ressources communes, etc. Elle suscite certaines réflexions transversales pour faire avancer les questions qui se trouvent à l’interaction des compétences de plusieurs services ou directions et peut demander la réalisation de schémas directeurs sectoriels transversaux (pour une fonction particulière).
- Enfin, elle remplit un rôle d’évaluation et de contrôle dans l’évaluation des expériences pilotes, dans l’application des politiques retenues comme dans le lancement et le suivi des projets importants. Dans cette perspective, elle peut faire exécuter des audits par des experts extérieurs.
De plus, un audit interne au début des années 90 sur les opérations d’investissement a montré que la soumission des études d’opportunité importantes à la COSI était une démarche à proposer en exemple aux responsables des autres disciplines.
La COSI se réunissait, en principe, une fois par mois, selon un calendrier qui alterne des séances régulières, programmées annuellement (programme annuel de la Direction des SI, plans à trois ans, politique de renouvellements, etc. et des réunions organisées en fonction des schémas directeurs ou projets de directions.