Sous-série thématique 4T - Opération RAVIVER

Cote

4T

Titre

Opération RAVIVER

Date(s)

  • 1994-1996 (Production)

Niveau de description

Sous-série thématique

Étendue matérielle et support

6,82 m.l. (62 boîtes Cauchard)

Nom du producteur

(1949-)

Histoire administrative

L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.

Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.

La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.

Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.

La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.

Nom du producteur

(1952-)

Histoire administrative

En 1952 est créée une Direction des services techniques et des approvisionnements à laquelle se rattachent le service des études générales techniques de la Direction du réseau ferré, le service de la voie et des accès du réseau ferré, le service du matériel fixe électrique de la Direction du réseau ferré, le service des sous-stations de la Direction du réseau ferré et le service du bâtiment et installations de voirie de la Direction du réseau routier.
Ainsi, en 1960, la direction des services techniques et des approvisionnements était divisée en sept services :

  • Le service du matériel fixe électrique (TF)
  • Le service des sous-stations (TS)
  • Le service des installations électriques (TE)
  • Le service de la voie et des accès (TV)
  • Le service des accès et ouvrages d’art (TA)
  • Le service des bâtiments et installations de voirie (TB)
  • Le service des Études (TG).

En 1961, des modifications ont lieu dans l’organisation des services techniques. TA (Accès et ouvrages d’art) est supprimé. TB devient le service des bâtiments et accès. TG devient le service du Génie civil et TV le service de la voie. Le service des Études Techniques (TT) est également créé.
Le service des installations électriques (TE) est supprimé en 1966.

La circulaire générale n° 339 du 24 novembre 1975 portant sur la « réorganisation du service de l’entretien des installations fixes électriques de la direction des services techniques » annonce la scission, à partir du 1er décembre 1975, du service de l’entretien des installations fixes électriques (TF) en deux nouveaux services :

Le service des installations fixes électriques et électromécaniques (TE) qui comprendra les groupements « affaires générales », « études – travaux éclairage – traction, appareils élévateurs », « éclairage – traction métro urbain », « caténaires lignes régionales » et « électromécanique du MR »

Le service des installations fixes électroniques et cybernétiques (TC) comprenant les groupements « télécommunications », « électronique et radio », « signalisation », « pilotage automatique » et « systèmes cybernétiques ». Le groupement « péages automatiques » s’y rajoute en 1977.
La Direction des services techniques et des approvisionnements est finalement supprimée à la date du 1er janvier 1985 (voir la note générale n°4164 du 26 décembre 1984) en même temps que la Direction des travaux neufs. Elles sont remplacées par deux nouvelles directions : la Direction du génie civil (N), et la Direction des équipements électriques (T).

Histoire archivistique

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

Portée et contenu

Ce versement rassemble les archives de l'opération RAVIVER, pour "Restaurer l’Aspect Visuel des Installations Voyageurs dans leur Environnement sur les Réseaux". Opération destinée à améliorer le ressenti des voyageurs par une remise à niveau des installations dans les espaces métro, RER et bus.
L'opération, tenue entre 1994 et 1996, se caractérise par la correction de nuisances, surtout visuelles (et parfois olfactive) qui misent bot à bout peuvent rendre les parcours du voyageurs plus difficile. L’aspect opérationnel des stations n'est par incriminé.
L’originalité de l’opération réside surtout dans le détail du traitement qui doit être appliqué aux espaces sans pour autant en transformer le contexte architectural (raviver n'est pas rénover).
L'opération concerne tout les stations de métro et gares RER ainsi que les gares routières BUS (même les espaces rénovés, mais à titre moindre ), soit 370 espaces. Les travaux menés tiennent en compte les opérations d'entretien, de rénovation et de transformation déjà programmées (Espace Métro 2000, rénovations, créations, etc).
Les acteurs principaux de l'opération sont le département Sécurité et Environnement (SEC), le département Infrastructures et aménagements (ICA) et les responsables locaux des stations et gares.
Le cahier des charges de l'opération est particulier, s’inscrivant dans une démarche qualité, qui définit les anomalies à traiter et la qualité des résultats attendus. L'opération est suivie d'une phase de maintien à niveau des espaces restaurés.

La sous-série comprend des dossiers documentaires sur la réception des travaux sur chaque station, classés par ligne.
Ces dossiers sont constitués de notes de réception de travaux, de constats de réserves, de notes, de correspondances, de plans et surtout de photographies documentant les résultats des restaurations.

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Accroissements

Mode de classement

Classement par ligne de métro puis par station.
Deux boites de ce fonds sont conservées et inscrites à l'inventaire des objets du patrimoine de la RATP.
Ces boîtes contiennent des échantillons de faïence et mosaïques, ainsi que des t-shirts et des pin's à l'effigie de l'opération.

Conditions d’accès

Conditions de reproduction

Langue des documents

    Écriture des documents

      Notes de langue et graphie

      Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

      Instruments de recherche

      Générer l'instrument de recherche

      Existence et lieu de conservation des originaux

      Existence et lieu de conservation des copies

      Unités de description associées

      Descriptions associées

      Identifiant(s) alternatif(s)

      Mots-clés - Sujets

      Mots-clés - Lieux

      Mots-clés - Noms

      Mots-clés - Genre

      Identifiant de la description

      Identifiant du service d'archives

      Règles et/ou conventions utilisées

      Statut

      Niveau de détail

      Dates de production, de révision, de suppression

      Langue(s)

        Écriture(s)

          Sources

          Zone des entrées