Groupe d'articles 13R1-362 - Lignes de bus

Cote

13R1-362

Titre

Lignes de bus

Date(s)

  • 1912 - 2016 (Production)

Niveau de description

Groupe d'articles

Étendue matérielle et support

362 articles dans 432 boîtes (47,52 m.l.).

Nom du producteur

(1949-)

Histoire administrative

L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.

Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.

La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.

Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.

La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.

Nom du producteur

(1921-1941)

Histoire administrative

La Société des transports en commun de la région parisienne, ou STCRP, est la société qui a exploité les transports de voyageurs en surface dans l'ancien département de la Seine de 1921 à 1941, pour le compte de cette collectivité.

La STCRP modernisa le réseau de tramways, puis organisa son remplacement par une desserte en autobus. Le dernier tramway exploité par la STCRP est supprimé en 1938.

La STCRP est absorbée le 1er janvier 1942 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris, qui exploitera l'ensemble du réseau de métro et de bus de Paris et de sa banlieue jusqu'à la création de la Régie autonome des transports parisiens, après la Libération.

Histoire archivistique

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

Versement 2020-461 (762 boîtes), 2020-468 (57 boîtes), versements non identifiés (100 boîtes).

Portée et contenu

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Uniquement les factures ont été éliminées. Les réclamations émanant des voyageurs ont été éliminées entre les 1992 et 1994. Par conséquent les réclamations d'avant cette date ont été détruites. Seules les réclamations de l'entièreté de la ligne 144 (13R99) ont étés conservés (échantillonnage).

Accroissements

Mode de classement

Chaque ligne peut comporter jusqu'à 10 dossiers différents :

  • Pièces officielles : Ce dossier regroupe toutes les décisions importantes concernant la ligne, telles que la création, la modification, le bilan financier et les notes d'exploitation.
  • Itinéraire : Ce dossier contient des informations sur le trajet de la ligne, y compris les prolongements, raccourcissements et modifications de parcours.
  • Terminus : Ce dossier rassemble des documents relatifs à l'aménagement des locaux, à l'itinéraire aux abords immédiats, aux déplacements sur de courtes distances, ainsi qu'au stationnement au point de départ et d'arrivée de la ligne.
  • Points d'arrêt : Ce dossier traite de toutes les questions d'installation, d'aménagement et d'entretien des bureaux, abris et couloirs de bus. Il est souvent subdivisé en deux parties : "points d'arrêt" et "abris".
  • Tarifs et sectionnements : Ce dossier contient des documents relatifs aux évolutions tarifaires et aux changements de zones de la ligne.
  • Matériel : Ce dossier comprend les correspondances concernant l'évolution du matériel, ainsi que les références des bandeaux et girouettes.
  • Exploitation : Ce dossier porte sur la structuration du service de la ligne.
  • Réclamation : Ce dossier regroupe les plaintes provenant de particuliers, d'élus (maires, députés, etc.), d'institutions, d'associations ou d'entreprises concernant les dysfonctionnements de la ligne.
  • Historique : Ce dossier contient des notes d'exploitation, des circulaires, des ordres de service et tout autre document important pour la vie de la ligne.
  • Convention : Ce dossier concerne les conventions passées entre la RATP et des organismes extérieurs (villes, communautés d'agglomération, entreprises, etc.).

Conditions d’accès

Conditions de reproduction

Langue des documents

    Écriture des documents

      Notes de langue et graphie

      Abréviations utilisées dans les documents :

      • RM : Réseau de mouvement
      • NE : Note d'exploitation
      • PA : Point d'arrêt (de bus).
      • STP : Syndicat des Transports Parisiens

      Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

      Instruments de recherche

      Existence et lieu de conservation des originaux

      Existence et lieu de conservation des copies

      Unités de description associées

      Descriptions associées

      Identifiant(s) alternatif(s)

      Mots-clés - Sujets

      Mots-clés - Lieux

      Mots-clés - Noms

      Mots-clés - Genre

      Identifiant de la description

      Identifiant du service d'archives

      Règles et/ou conventions utilisées

      Statut

      Niveau de détail

      Complet

      Dates de production, de révision, de suppression

      Langue(s)

        Écriture(s)

          Sources

          • CLAVEL Alain, Cent ans d'autobus (1906-2006) à Paris et en banlieue : historique des lignes, historique des matériels sur ligne, , 2006, 369 p.
          • TRICOIRE Jean, Le bus : un réseau dans la ville, RATP, Paris, 2007, 112 p.

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