Sous-série thématique 7T - Fonds des Services Techniques et des Travaux

Cote

7T

Titre

Fonds des Services Techniques et des Travaux

Date(s)

  • 1903-1987 (Production)

Niveau de description

Sous-série thématique

Étendue matérielle et support

34,43 mètres linéaires ( 313 boîtes Cauchard)

Nom du producteur

(1949-)

Histoire administrative

L'histoire des transports en commun parisiens commence le 22 février 1855, date à laquelle un décret impérial crée la Compagnie générale des omnibus (CGO). Pendant trente ans, sous le régime de la concession, elle obtient "le droit exclusif de faire circuler dans Paris des voitures". Mais dès 1873, le tramway s'impose ébranlant le monopole de la CGO.
En juin 1906, la CGO exploite la première ligne d'autobus entre Montmartre et Saint-Germain-des Près. Le succès est tel que la traction animale disparaît totalement en janvier 1913 laissant place au modernisme.

Entre-temps, un nouveau mode de transport s'est construit en souterrain, afin de pallier les carences du réseau de surface. Ainsi le métro fait son apparition et la première ligne (Porte de Vincennes-Porte Maillot) est mise en service le 19 juillet 1900. La Compagnie du métropolitain de Paris prend en charge l'exploitation du réseau souterrain sous couvert d'une convention avec la Ville de Paris.

La première guerre mondiale provoque le développement du métro mais rend difficile l'exploitation des réseaux de surface, qui se dégradent. D’où le mécontentement des salariés. Une redéfinition des relations avec les tutelles s'impose, seule l'unification de tous les réseaux de surface résoudrait le problème. Elles se concrétise avec la convention de 1920, faisant du Département de la Seine la seule autorité de tutelle et avec la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921.

Pendant l'entre-deux-guerres, les différents réseaux se développent et se modernisent. Le tramway sous la pression des groupes pour l'automobile disparaît peu à peu. Il roule pour la dernière fois dans Paris le 14 mars 1937. Le routier l'emporte sur la surface.
En souterrain, le métro poursuit sa croissance à tel point que la CMP absorbe la Compagnie Nord-Sud et la Ligne de Sceaux, ouvrant l'accès au réseau régional.

La seconde guerre mondiale marque la fusion des deux réseaux sous l'autorité de la CMP par une loi du Gouvernement de Vichy datée du 26 juin 1941 ; et entraîne la suppression de la STCRP le 1er janvier 1942. La principale innovation de cette fusion est la création du module de tarification unique U, correspondant à une section d'autobus. La CMP oscille entre collaboration et résistance, si bien qu'à la Libération une épuration administrative se met naturellement en place.
Une Régie autonome des transports parisiens est envisagée et soutenue par le Comité parisien de libération. Des projets sont avancés, mais toujours remis en cause. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1948 pour que soit créée cette Régie, plus communément appelée la RATP. Elle est officiellement créée le 1er janvier 1949 ; à l'heure actuelle, c'est un établissement public à caractère industriel et commercial doté de l'autonomie financière. Elle est chargée de l'exploitation des lignes souterraines et de surface, encore de nos jours.

Nom du producteur

(1952-)

Histoire administrative

En 1952 est créée une Direction des services techniques et des approvisionnements à laquelle se rattachent le service des études générales techniques de la Direction du réseau ferré, le service de la voie et des accès du réseau ferré, le service du matériel fixe électrique de la Direction du réseau ferré, le service des sous-stations de la Direction du réseau ferré et le service du bâtiment et installations de voirie de la Direction du réseau routier.
Ainsi, en 1960, la direction des services techniques et des approvisionnements était divisée en sept services :

  • Le service du matériel fixe électrique (TF)
  • Le service des sous-stations (TS)
  • Le service des installations électriques (TE)
  • Le service de la voie et des accès (TV)
  • Le service des accès et ouvrages d’art (TA)
  • Le service des bâtiments et installations de voirie (TB)
  • Le service des Études (TG).

En 1961, des modifications ont lieu dans l’organisation des services techniques. TA (Accès et ouvrages d’art) est supprimé. TB devient le service des bâtiments et accès. TG devient le service du Génie civil et TV le service de la voie. Le service des Études Techniques (TT) est également créé.
Le service des installations électriques (TE) est supprimé en 1966.

La circulaire générale n° 339 du 24 novembre 1975 portant sur la « réorganisation du service de l’entretien des installations fixes électriques de la direction des services techniques » annonce la scission, à partir du 1er décembre 1975, du service de l’entretien des installations fixes électriques (TF) en deux nouveaux services :

Le service des installations fixes électriques et électromécaniques (TE) qui comprendra les groupements « affaires générales », « études – travaux éclairage – traction, appareils élévateurs », « éclairage – traction métro urbain », « caténaires lignes régionales » et « électromécanique du MR »

Le service des installations fixes électroniques et cybernétiques (TC) comprenant les groupements « télécommunications », « électronique et radio », « signalisation », « pilotage automatique » et « systèmes cybernétiques ». Le groupement « péages automatiques » s’y rajoute en 1977.
La Direction des services techniques et des approvisionnements est finalement supprimée à la date du 1er janvier 1985 (voir la note générale n°4164 du 26 décembre 1984) en même temps que la Direction des travaux neufs. Elles sont remplacées par deux nouvelles directions : la Direction du génie civil (N), et la Direction des équipements électriques (T).

Histoire archivistique

Ces archives ont été sauvegardées lors de la destruction de l’ancien bâtiment de Lyon-Bercy. Elles ont ainsi été transférées à Saint-Germain vers 1991. Ces archives se présentaient sous la forme d’un vrac, sans bordereau de versement. Un bordereau de versement a donc été rédigé en 2003. Il est assez détaillé et fait apparaître un plan de classement. Ce bordereau devait servir de premier instrument de recherche en attendant un traitement plus approfondi.
Le premier classement s’est accompagné de nombreuses éliminations, essentiellement des pochettes cartonnées inutiles et poussiéreuses portant mention de titres de chapitres, de sections et de dossiers. Ces mentions ont été très précisément relevées dans le bordereau afin de ne perdre aucune information. Le plan de classement proposé s’appuie sur ces indications. Les autres éliminations concernent des doubles et les Bulletins d’information et de documentation qui étaient déjà conservés à la médiathèque de Lyon-Bercy. Le fonds a ainsi été réduit d’une quarantaine de mètres linéaires à environ 34 mètres linéaires (316 boîtes).

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

Un versement en 2003 d'après le premier répertoire détaillé. Nous ne disposons pas de ce bordereau.

Portée et contenu

La sous-série thématique comprend 34,43 mètres linéaires ( 313 boîtes Cauchard) composées essentiellement de dossiers de correspondances, d’études, de procès verbaux de réunions, de rapports, de plans et de schémas. A travers ce fonds, il est possible de suivre les constructions, les entretiens et les évolutions des gares, des stations de métro et des lignes entre les années 1950 et les années 1970. Enfin, ces dossiers présente de sources précieuses pour appréhender la mise en route du Réseau Express Régional (RER).
La particularité de ce fonds est qu’il contient un grand nombre de photographies en noir et blanc généralement bien conservées. Ces photographies représentent aussi bien le matériel utilisé par la RATP que les modernisations des stations (escalators, affichages publicitaires, portes automatiques, tourniquets).

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Accroissements

Mode de classement

Conditions d’accès

Les archives de la Ratp sont des archives publiques et sont donc soumises au régime de communication fixé par par le Code du Patrimoine (Art. L213-1 à L213-8) modifié par l’ordonnance n°2015-1341 du 23 /10/2015 – art.3 et la loi n°2008-696 du 15/07/2008.
Ces archives contiennent des pièces touchant à la sécurité publique et la sécurité des personnes. En conséquence, le délai de communicabilité est de 50 ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier.

Conditions de reproduction

Langue des documents

  • français

Écriture des documents

    Notes de langue et graphie

    Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

    Instruments de recherche

    Générer l'instrument de recherche

    Existence et lieu de conservation des originaux

    Existence et lieu de conservation des copies

    Unités de description associées

    Descriptions associées

    Identifiant(s) alternatif(s)

    Mots-clés - Sujets

    Mots-clés - Lieux

    Mots-clés - Noms

    Mots-clés - Genre

    Identifiant de la description

    Identifiant du service d'archives

    Règles et/ou conventions utilisées

    Statut

    Niveau de détail

    Dates de production, de révision, de suppression

    Date de création : 2003, auteur inconnu.
    Date de première révision : avril 2017, par Johann AUBERT, archiviste.
    Date de seconde révisions :

    Langue(s)

      Écriture(s)

        Sources

        Zone des entrées