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Notice d'autorité
BRIARD Lucien
Personne · 1914-1985

Lucien Briard est né le 15 avril 1914 à Paris. Il est employé à la RATP, Entre 1931 et 1939, il est étudiant à l'École des Ponts et Chaussées, où il obtient son diplôme d'ingénieur avec mention honorable en 1939. Il entre ensuite à la RATP, où il fait une carrière remarquable. Pendant ses années à la RATP depuis 1931, Lucien Briard s'est occupé de l'exploitation du réseau routier et a occupé le poste d'ingénieur en chef adjoint à la direction du réseau routier. Il était membre de longue date de l'Association des anciens de la RATP, dont il suivait les activités avec intérêt. Parti à la retraite en 1969, il a entrepris de retracer l'histoire des lignes d'autobus de Paris. Grâce à lui, le Musée de la RATP a pu s'enrichir d'une documentation historique intéressante sur ce sujet souvent mal connu. Lucien Briard est décédé en 1985 à l'âge de 71 ans.

FRRATP_NP_0112 · Personne · 19/10/2009-31/12/2022

A compter du 19/10/2009, par note générale n°2009-53 de la Présidence, les départements BUS, MRB et la Permanence Générale sont placés sous la pleine et entière responsabilité d'un Directeur Général Adjoint, référent opérationnel et quotidien (membre du COMEX) en charge des opérations de transport et de maintenance associées. Cette organisation existera jusqu'au 01/01/2023, date à laquelle, dans le cadre de la transformation de grande ampleur de l'entreprise, une nouvelle organisation du Groupe RATP est mise en place.

FELLER Elise
FRRATP_NP_0102 · Personne · 1940-...

Elle mène sous la direction de Michelle Perrot, avec le soutien de Françoise Cribier et de l’Équipe de géographie sociale du CNRS, une thèse intitulée « Vieillissement et société dans la France » qui est récompensée par le Prix de thèse du Comité d’histoire de la Sécurité sociale. Publié en 2005 sous le titre « Histoire de la vieillesse en France 1900-1960. Du vieillard au retraité », son travail rencontre, au-delà des historiens, l’intérêt d’un public plus large : anthropologues, sociologues, économistes, ainsi que médecins et professionnels œuvrant auprès des gens âgés.

FLOCARD Dominique
FRRATP_NP_0103 · Personne · 1937-2019

Dominique Flocard est né le 30 juin 1937 à Besançon (Doubs). Il est le fils Charles Flocard, employé à la SNCF et de Camille Flocard (née Perron) sans profession. Entre 1956 et 1965 il est étudiant à l'Ecole Breguet, école spécialisée dans l'électromécanique et l'électronique. Dans cette école il obtient notamment son baccalauréat technique avec la mention passable en 1959. Il quitte cet établissement après avoir suivi le cours spécial et les trois années de la section Ingénieur mais sans obtenir de diplôme. Il est décédé le 25 juillet 2019 à l'age de 82 ans à Brunoy (Essonne).

Fulgence Bienvenüe
Personne · 1852 - 1936

Fulgence Bienvenüe est né à Uzel, en Bretagne, le 27 janvier 1852. Après des études brillantes, il devient ingénieur des Ponts et Chaussées. Il travaille dans le domaine des chemins de fer avant de s'installer à Paris. On lui doit notamment l'aménagement du parc des Buttes-Chaumont et le tramway-funiculaire de Belleville, en service jusqu'en 1935.

Lorsque la ville de Paris lance un appel à projets pour le métro, elle adopte celui qu'il propose avec Edmond Huet. En 1898, Fulgence Bienvenüe est nommé chef du service technique du métropolitain. Il inaugure la première ligne de métro en 1900, année où il est également nommé officier de la Légion d'honneur.

Il dirige les travaux jusqu'en 1932, prenant sa retraite à l'âge de 80 ans. Il aura ainsi travaillé sur toutes les lignes, à l'exception de la ligne 14, mise en service en 1998. Sa tombe se trouve aujourd'hui au cimetière du Père Lachaise.

KERNEVEZ Jean
FRRATP_NP_0039 · Personne · 1899-1975

Jean, Marie KERNEVEZ
Jean Kernévez, né le 23 janvier 1899 à Morlaix (Finistère) et décédé le 7 octobre 1975 à Boulogne-Billancourt, est un maître machiniste et résistant français.
Jean Marie Kernévez naît au lieu-dit Petit Launay à Morlaix, fils de François-Marie KERNEVEZ, journalier et de Marie-Perrine (née CLECH), ménagère.
Le 19 novembre 1921, il se marie avec Germaine Gabrielle CAUVAIN à Boulogne (Seine). Le 25 mai 1929, Germaine donne naissance à Jeanne, leur fille unique.
Dès l’âge de 14 ans il commence à travailler en tant qu’apprentis boucher dans plusieurs établissements parisiens. Le 18 avril 1918 il est appelé en service armé et s’inscrit au registre matricule du Bureau de recrutement de la subdivision de Brest, classe 1919, sous le numéro 91, en tant que conducteur 2ème classe.
Il appartient à la classe de mobilisation 1919 comme appelé service armé affecté au 161ème Régiment d’Infanterie sous le numéro de matricule 19316. Le 2 décembre 1918 il est réaffecté au 155ème régiment d’infanterie et le 15 novembre 1920 au 124ème régiment d’infanterie sous le matricule 3701, régiment stationné à Brest au centre de mobilisation du train n°21.
Il est renvoyé dans ses foyers le 23 mars 1921 et passe dans la réserve active de l’armée le 15 avril 1921. Cependant en vertu de l’article 33 de la loi du 21 mars 1905, le rappel des hommes effectuant leur première année de service dans la réserve est autorisé «dans les cas où les circonstances paraîtraient l'exiger», il est ainsi rappelé à l’activité le 11 mai 1921 et renvoyé dans ses foyers le 27 juin de la même année.

"Petit-Jean"
L’armée lui ayant apporté des connaissances en conduite d’omnibus, Jean Kernévez postule pour entrer à la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) dès octobre 1921. Il est accepté en tant que stagiaire receveur le 29 novembre 1922 et est titularisé le 1er décembre 1923 en tant que receveur au dépôt d’omnibus automobile de Point-du-Jour (Paris 16ème), il prend le numéro de matricule 51883.
A cette époque, les omnibus sont contrôlés par un duo d’agents. Un machiniste, conduisant, et un receveur, qui vérifie la validation des titres de transport et peut également en vendre.
Le 3 mars 1924 il est nommé machiniste d’omnibus automobile au dépôt de Clichy (Hauts-de-Seine), puis au dépôt Mozart (Paris 20ème) le 13 octobre 1930 et enfin au dépôt de Point-du-Jour le 1er octobre 1934. A cette époque ses collègues lui donnent le surnom de « Petit-Jean », surnom peut-être induit par sa stature (environs 1,60m).
Il est rappelé sous les drapeaux pour tension politique le 25 septembre 1938 et renvoyé dans ses foyers le 6 octobre de la même année.
Il est mobilisé le 24 août 1939 et est démobilisé le 1er août 1941. Après son retour de vie militaire, il reprend le travail le 4 août 1941 à la même affectation qu’il avait quitté en 1939.
Le 1er janvier 1943 il est accepté à l’examen de Machiniste principal. Par arrêté du 5 septembre &945, il reçoit la médaille d’honneur des Chemins de fer, grade argent, récompensant ses 25 ans de service. Le 1er janvier 1948, il passe machiniste 1ère catégorie et le même jour est nommé Maître Machiniste puis le 1er juin 1950 il réussit l’examen de Maître receveur.
En 1952, il demande à prendre sa retraite, demande acceptée le 1er mai 1952.
Le 21 janvier 1954 il est proposé pour recevoir la médaille vermeille d’honneur des Chemins de fer.

« Ker-Yves »
Lors de l’entrée en guerre de la France le 3 septembre 1939, Jean Kernévez est déjà mobilisé depuis le 24 août. Il est incorporé au 128ème groupe de Transport de personnel – 24ème train automobile de la 673ème compagnie d’entretien. Il part en campagne le 3 septembre 1939. Il entre le 11 février 1940 à l’hôpital d’évacuation (HOE) de Rethel (Ardennes) et en ressort le 22 du même mois avec 10 jours de convalescence. Selon une attestation de M. Yves DUROS, Capitaine FFI et fondateur du groupe de résistance « Yves », Jean Kernévez rentre de captivité le 1er aout 1941. A ce jour, aucune source n’indique la durée exacte ni le lieu où il fut retenu.
Dès le début 1942, il prend des contacts avec des membres de la CGT clandestine dans le but de former des cadres à ce que l’armée de l’intérieure peut attendre d’eux à son dépôt d’autobus situé au 226 avenue de Versailles (Paris 16ème). En juillet 1942 il rencontre Yves Duros qui appartenait déjà à un groupe affilié à l’OCM. Il se verse à ce groupe, adhère à l’Organisation civile et militaire (OCM) et au Service de renseignements (SR).
Grâce à plusieurs autres recrutements le groupe « Yves »se crée sur la base corporative au dépôt d’autobus de Point du jour situé au 226 avenue de Versailles (Paris 16ème). Le groupe prend le nom tiré du prénom de son fondateur et responsable militaire, Yves Duros. Jean reste responsable syndical et à la même époque il prend l’alias de résistant « Ker-Yves ».
Fin 1943 et début 1944, après quelques pressions, lui et Yves Duros sont nommés conducteurs d’autobus. Ils seront chargés de transporter les ouvriers sur les terrains d’aviation. Ils sont ainsi en position de fournir des renseignements concernant certains terrains, comme le terrain Morane où s’effectuait la construction de grands hangars (informations ayant permis le bombardement de ces hangars dans les 48h).
Le 24 juin 1944, la ville de Versailles est bombardée par les forces anglo-américaines. Les gares de chantiers sont également bombardées. Jean Kernévez échappe à une bombe tombée sur l’avant de l’autobus qu’il conduisait. Il ne doit sa vie qu’au fait qu’il se trouvait sur la plateforme arrière du bus et malgré sa commotion, il parvient à emmener son collègue touché par les débris de la bombe à l’hôpital le plus proche. Par la suite il contribue à l’évacuation des civils grâce aux bus de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP). Son courage ce jour-là lui vaut une prime spéciale allouée par la STCRP.
Le 16 août 1944, il institue une grève insurrectionnelle (du fait de sa position de délégué syndical CGT) qui dure 3 jours durant lesquels le matériel fixe est préservé mais le matériel roulant est mis en panne pour éviter que l’armée allemande s’en serve. Le 18 août 1944, alors que plusieurs villes françaises sont libérées de l’occupation, Le Comité parisien de Libération publie des textes appelants à l’insurrection. Les autorités allemandes essayent de sortir des autobus, ils sont mis en échec.
Le 19 août, une lutte pour la libération s’engage. Le Syndicat laisse la place au groupement FFI « Yves » qui fonctionne de manière militaire. Yves Duros, responsable militaire, en prend le commandement et Jean Kernévez devient son second, responsable du ravitaillement. Jean soustrait une cuisine roulante à l’armée allemande à l’occasion d’une expédition. Il parvient également à se procurer du matériel de cuisine et de couchage pour les gardes de nuit. A cette date le Groupement « Yves » comprend 120 Hommes.
Le 20 août, il fait partie de la section attaquant les wagons de denrées stationnés Gare de Vaugirard (Paris 16ème), et ce malgré les sentinelles allemandes postées pour y monter la garde. Il réquisitionne les denrées avec des bons tamponnés par ses chefs responsables et par la Marie du 16ème arrondissement. L’autorité militaire FFI prend en charge les opérations à partir de cette date.
Durant la période entre le 16 et le 25 août, Jean participe au commandement du groupe et aux opérations visant à récupérer des voitures, de l’essence ou même de l’huile sous surveillance allemande. Il est également chargé du ravitaillement pour les commerçants du 16ème arrondissement et de Boulogne, et est chargé de transporter du blé de province à la Paris.
Après la guerre, Jean Kernévez reçoit deux insignes FFI (n°115,382 et 199,713) attestant de sa participation effective aux combats de la Libération de la part de la Commission militaire du Conseil national de la Résistance.